Le « wabi » : la traduction, l’ineffable, et l’identité nationale

L’axe de recherche est heureux d’accueillir Arthur Mitteau (MCF à la section de japonais du D.E.A) pour une présentation intitulée

Autour d’une notion esthétique japonaise supposément traditionnelle, le « wabi » : la traduction, l’ineffable, et l’identité nationale 

L’exposé sera l’occasion de présenter une partie de mes recherches autour d’une notion supposée de l’esthétique « traditionnelle » japonaise : le wabi 侘び, mot dont non seulement la traduction, mais même le statut, doivent être interrogés. Alors qu’il serait censé être un concept d’esthétique traditionnelle japonaise, souvent idéalisé, popularisé par la culture internet globalisée sous sa forme (discutable) de « wabi-sabi » (侘び寂び), des recherches sur l’histoire de ce terme, du champ sémantique et thématique associé, dans l’histoire culturelle du Japon, tendent au contraire à mettre en avant sa polysémie, son caractère non fixé, mais aussi ses origines mal étudiées. En regard de cela, la mythification actuelle du wabi apparaît comme un phénomène intéressant de processus identitaire, où le caractère indéfini, ineffable, supposément intraduisible d’un terme recouvre des jeux de langage fondant une communauté culturelle, celle des « Japonais », là où l’observation fine de la thématique du wabi devrait montrer au contraire les fortes connexions entre culture classique japonaises et chinoises aux époques classiques et médiévales, notamment autour du thème de la vie dans la nature et de l’exil loin de la capitale.

Rendez-vous Vendredi 20 février (à partir de 14 h.),
salle 3.43 de la Maison de la recherche pour celles et ceux qui peuvent se déplacer et
en ligne via le lien zoom suivant :
https://univ-amu-fr.zoom.us/j/93342141143?pwd=AdYxKU1hwfHcRjieeazvRtR7X3xhGz.1
ID de réunion: 933 4214 1143 ; Code secret: 597394

L’axe Littératures d’Asie et traduction à Lyon (séminaire IAO/IrAsia)

C’est sous l’intitulé De la poétique du vide à Tintin : petit florilège de littérature que se tiendra le 28 novembre 2025, de 14h à 17h (Salle de séminaire de l’IAO, D4.070), la prochaine séance du séminaire commun entre l’Institut d’Asie orientale (IAO, Lyon) et l’IrAsia, co-organisée par Louise Pichard-Bertaux (IrAsia) et François Guillemot (IAO), laquelle permettra à Julie Gary, Chen Lin 陈琳 et Louise Pichard-Bertaux et Pierre Kaser de s’exprimer sur des sujets divers. On trouvera le programme détaillé ci-dessous et sur le site de l’IAO, à l’URL : https://iao.cnrs.fr/actualite/de-la-poetique-du-vide-a-tintin-petit-florilege-de-litterature-asiatique/ Continuer la lecture

Littératures d’Asie et traduction, en bref

Mis en avant

L’axe « Littératures d’Asie et traduction » de l’Institut de Recherches Asiatiques (IrAsia), actuellement dirigé par Pierre Kaser  réunit un peu moins d’une dizaine de membres statutaires de l’IrAsia, et une demi-douzaine de doctorant.e.s ainsi qu’une vingtaine de membres associé.e.s. Il s’attache depuis sa naissance à étudier sous différents angles (histoire, réception, traduction, critique) la création littéraire d’Asie en chinois, coréen, japonais, vietnamien, thaï. Continuer la lecture

Rencontre avec Patrick Maurus (11/04/22)

Dans le cadre de ses rencontres avec les acteurs de la diffusion des littératures d’Asie, l’axe de recherches « Littératures d’Asie et traduction » est heureux de vous inviter à rencontrer

Patrick Maurus

qui interviendra sur la

Littérature nord-coréenne

lundi 11 avril, à partir de 14 h, Salle 201, Le Cube, Centre des Lettres. Aix-Marseille université, 29 avenue Robert Schuman, 13621 Aix-en-Provence

Patrick Maurus est agrégé de lettres, professeur de langue et de littérature coréenne à l’INALCO. Il est notamment l’auteur de La Mutation de la poésie coréenne moderne ou les Onomatopées fondatrices (L’Harmattan, 2000), Le jour où les Coréens sont devenus blonds (L’Harmattan, 2007), La Corée dans ses fables (Actes Sud, 2010).

Patrick Maurus également traduit de nombreuses œuvres de la littérature coréenne ancienne et contemporaine (Voir celles disponibles à la BU des Fenouillères, ICI) Il a également co-signé avec Marie Vrinat-Nikolov des ouvrages sur la traduction littérature : Traduire la pluralité du texte littéraire (L’Improviste, 2015), Shakespeare a mal aux dents: Que traduit-on quand on traduit ? (Presses de l’Inalco, 2018).

Rencontre avec Brigitte Duzan (8/04/22)

L’axe « Littérature d’Asie et traduction » est heureux d’accueillir

Mme Brigitte Duzan

dans le cadre du séminaire de l’IrAsia le vendredi 8 avril 2022, à partir de 14 h, salle du colloque n° 2 (bât. multimédia) Centre des lettres, Aix-Marseille université, 29 avenue Robert Schuman, 13621 Aix-en-Provence

Brigitte Duzan s’exprimera, et dialoguera avec le public, sur le thème :

« La création littéraire chinoise au féminin » Continuer la lecture